Defoor Agnès – Le Racisme. Mythe universel de Los Angeles à Rostok (ISBN: 2876011808)
14,30 €
Dans cet essai, Defoor analyse le racisme comme un mythe universel, en se concentrant sur ses manifestations sociologiques et anthropologiques. Le texte ouvre une réflexion sur les comportements humains face aux minorités et sur la mémoire collective des tragédies, comme l’Holocauste, en s’appuyant sur des sources telles que Emil Fackenheim. Elle explore la manière dont les sociétés construisent des récits de haine et de violence, tout en soulignant les gestes de résistance, de foi et de solidarité des victimes.
Avec un style à la fois documenté et engagé, l’ouvrage constitue une contribution importante à la réflexion sur le racisme, la mémoire historique et la compréhension des minorités à travers le monde.
Description
PRIÈRE DU MÉMORIAL
EN CETTE NUIT DU SEDER, nous faisons mémoire avec vénération et amour des six millions de membres de notre peuple de la diaspora européenne qui ont péri aux mains d’un tyran plus pervers que le Pharaon qui a réduit en esclavage nos pères en Égypte. Venez, dit-il à ses sbires, supprimons-les, qu’ils ne soient plus un peuple, que plus jamais on ne se souvienne du nom d’Israël. Et ils tuèrent les innocents et les purs, les hommes, les femmes et les petits enfants, avec des vapeurs empoisonnées et ils les brûlèrent au feu. Mais ne nous abstenons de nous attarder sur les actes de ces hommes mauvais de peur de diffamer l’image de Dieu selon laquelle l’âme a été créée.
Mais les rescapés de notre peuple qui étaient dans les ghettos et dans les camps d’extermination se dressèrent contre les impies pour la sanctification du Nom et tuèrent beaucoup d’entre eux avant de mourir. Le premier jour de la Pâque, les survivants du ghetto de Varsovie se dressèrent contre l’adversaire comme au jour de Judas Maccabée. Ils furent aimables et attachants pendant leur vie et dans la mort ils ne furent pas séparés ; et ils ont apporté la rédemption au nom d’Israël au monde entier.
Et de la profondeur de leur affliction, les martyrs élevèrent la voix en un chant de foi en la venue du Messie pour que la justice et la fraternité règnent parmi les hommes : « Je crois d’une foi parfaite en la venue du Messie et bien qu’il tarde, malgré tout, je crois. »
(Cité dans Penser après Auschwitz, la Présence de Dieu dans l’Histoire, Emil Fakenheim, Éd. du Cerf. )
Agnès Defoor, docteur d’État es Lettres et Sciences Humaines, de l’Université de Paris VII, a une formation universitaire à la fois ethnologique et sociologique. Professeur d’anthropologie à l’Institut des Sciences Sociales de l’Université Libanaise, elle a entrepris, depuis 1975, des recherches tant sur l’anthropologie du sacré, que sur les minorités ethniques dans le monde. Le présent essai vient comme une contribution de sa part à l’analyse des comportements sociologiques vis-à-vis de ces minorités.
Informations complémentaires
| Biographie | Agnès Defoor, docteur d'État ès Lettres et Sciences Humaines de l’Université Paris VII, est une spécialiste en anthropologie et sociologie. Professeur à l’Institut des Sciences Sociales de l’Université Libanaise, elle consacre ses recherches à l’anthropologie du sacré et à l’étude des minorités ethniques dans le monde depuis 1975. Son approche combine rigueur universitaire et sensibilité aux dimensions culturelles et sociales des communautés étudiées. |
|---|---|
| Année de parution | 1992 |
| Format | 14, 5×21, 5 cm |
| Nombre de pages | 64 |
| Genre | Sociologie / Études sociales |
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