Didier Lamaison – Discours sur l’universalité de la Francophonie (ISBN: 978290281146)
16,40 €
Dans Discours sur l’universalité de la Francophonie, Didier Lamaison questionne l’idée que la langue française soit « universelle » parce qu’elle serait parlée « par l’univers ». Il propose plutôt de considérer la « francophonie » — c’est-à-dire l’ensemble des peuples, cultures et usages du français dans le monde — comme l’objet de l’universalité. L’article invite à déplacer le centre culturel de Paris / de la France vers une francophonie multiple, pluriculturelle, ouverte au dialogue et à la diversité.
Description
Dans ce texte publié en 1987 dans le bulletin de l’Association Guillaume Budé, Lamaison commence par rappeler qu’à une époque, des institutions lettrées (comme l’Académie royale des Sciences et Belles?Lettres de Berlin) qualifiaient le français d’« universel » — l’idée étant que la langue française avait pour fonction d’être un instrument de culture universelle.
Mais cette universalité proclamée mérite, selon Lamaison, d’être repensée : ce n’est pas la langue française — en tant que langue nationale ou langue d’un seul centre culturel — qui devrait porter ce prédicat, mais plutôt la “francophonie” comme réalité vivante, plurielle, répartie sur plusieurs continents, entre plusieurs cultures, peuples, histoires.
L’auteur interroge la légitimité d’un universalité centrée sur Paris ou la France : dans une ère de mondialisation, de migrations, de multiplicité culturelle et linguistique, il serait injuste et anachronique d’imposer comme centre unique un espace culturel donné. À la place, Lamaison défend une vision de la francophonie comme espace de dialogue, d’échanges, de rencontres, fondée sur le respect de la diversité, sur l’égalité entre cultures, sur la co?construction d’une culture partagée sans hégémonie.
Il évoque l’émergence de nouvelles “Francophonie provignées” — c’est-à-dire des communautés francophones dispersées, nées hors de la France — et affirme que l’universalité de la francophonie ne doit pas signifier uniformité : ce sont ces “nouvelles Frances” dans les cinq continents, avec leurs histoires propres, leurs identités, qui font la richesse de la francophonie.
En conclusion, l’article est un plaidoyer pour une francophonie ouverte, pluraliste, démocratique, qui renonce à la hiérarchie (langue « centre / périphérie »), et qui embrasse la complexité du monde moderne. Pour Lamaison, l’universalité ne passe plus par l’uniformité, mais par la reconnaissance de la diversité et le dialogue interculturel.
Informations complémentaires
| Biographie | Didier Lamaison est un lettreux, traducteur, homme de culture et de traduction, engagé dans le dialogue entre langues/cultures, particulièrement impliqué dans la francophonie et les littératures lusophones |
|---|---|
| Année de parution | 1987 |
| Format | 15×22 cm |
| Nombre de pages | 290 |
| Genre | Littérature / Francophonie |
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